Les angoisses trop angoissantes d’une MILK

Ou l’article, qui, en le relisant, ne veut strictement rien dire. Tant pis, jee vous aurai prévenu. 

Pfiou. Ca fait un bail que je dois écrire, non ? J’ai essayé plusieurs fois, d’écrire sur Petit bout. J’adore mon gosse. Je pourrais en parler pendant des heures, l’admirer à longueur de journée, pleurer parce qu’il rit aux éclats pour la première fois ou apprend à faire coucou/au revoir. Je suis la pire des mamans gagateuses. Et pourtant, écrire un article sur lui, sur tout ça, je n’y arrive pas. Il est lui, point barre.

Alors, pour changer, je vais parler de moi et de ma vie. Trop passionnant quoi. Ben oui. Tu peux aller voir ailleurs si tu préfères.

Je sais pas si vous avez suivi l’histoire, mais en fait, je me suis installée à mon compte en juillet 2014 pour m’épanouir dans ma vie professionnelle. Je m’attendais à avoir une première année très dure financièrement, mais qu’importe puisque je n’avais pas de gosses à nourrir, un peu d’argent de côté, et un mari généreux. Comme je suis partie en vacances entre temps, que j’ai changé de taf, et que bien sûr je pensais à autre chose (second degré hein les amis), je suis tombée enceinte. Comme je fais pas les choses à moitié, j’ai été malade à crever pendant 4 mois, jusqu’en janvier à peu près. Quand je dis à crever, j’exagère à peine puisque je vomissais la nuit, le matin, vers 16h, et souvent, vers 18h. J’avais fini par prendre des rendez-vous réguliers avec mes toilettes, c’était très sympathique. Ce que je veux dire, surtout, c’est que durant les moments où j’aurais dû promouvoir mon activité, je l’ai passé à dégueuler. Puis il y a eu le vêlage, et les 3 mois d’insomnies qui ont suivi… Bref, mon activité en a pris un sacré coup. Et une chose est claire, moins je travaille, moins je gagne. Je n’ai droit à pas grand chose, et parallèlement, je dois toujours des charges. Conséquence, je suis pauvre. D’autant que Petit bout passe souvent en priorité. Je ne me paie pas tous les mois, et quand je me paie, ça ne vole pas bien haut.

MAIS (il y a un mais), je n’ai jamais été aussi épanouie de ma vie. Je fais CE QUE JE VEUX. Si mon môme est malade, je peux le garder à la maison. Si j’ai pas envie de bosser un jour, je ne bosse pas. J’ai donc décidé de me faire des semaines de 4 jours. Bon, en vrai, je bosse souvent quand même 5 jours, parfois même 6 ou 7 (l’arnaque !) mais au moins, je me force à prendre du temps pour nous. Alors, c’est vrai, je ne peux pas craquer sur tous les habits que je voudrais mais, franchement, je me prive très peu. Je ne m’offre plus rien du tout à moi, et ça me va bien. Je remplace les vêtements chicos et chéros que j’aimerai lui acheter par des vêtements d’occasion tout aussi chicos. Nos parents aiment lui faire plein de cadeau et en général, ils ont plutôt bon gout. J’arrive à trouver des bons de réduc pour les couches toxiques que j’achète. Bref, on se débrouille !

Alors voilà, je ne réfléchis même pas : je préfère être pauvre et épanouie qu’à l’aise financièrement et profondément triste. Tant pis s’il n’a pas le dernier jouet à la mode. Ni l’ensemble Jacadi de mes rêves. Nous sommes heureux et c’est ce qui compte.

Parallèlement, j’essaie tout de même de relancer mon activité. On va voir ce que ça donne, et j’espère que ça va décoller.

Mais la question du « quand » se pose déjà. La question du quand est-ce qu’on envisage les essais d’un deuxième. En fait, pour dire vrai, je me la posais déjà enceinte. Oui. J’ai honte, mais c’est vrai. J’étais même pas assurée de pas faire une fausse couche que je me posais déjà la question du « quand » pour un éventuel petit deuze. La question ne se posait pas trop trop en pratique tant que je n’avais pas de retour de couches. Oui mais voilà, avec Noël, je me suis encore détendue du string et le retour de couches est arrivé. Alors du coup, on s’est vraiment posé la question. Et ça donne … pas de réponse précise.

Si cela ne tenait qu’à Brad, hop, on enchaînerait sur des essais dès maintenant, on a mis 3 ans à faire le premier, il a 36 ans, moi bientôt 33, on n’a pas de temps à perdre si on ne veut pas passer notre retraite dans les couches et les biberons. Comment ça j’exagère ?

Si cela ne tenait qu’à moi, je dirait OUI à Brad pour un deuxième de suite. Je trouve en effet qu’on assure comme des bêtes et qu’on s’engueule pas assez. Non, je déconne. C’est juste que je trouve ses arguments très vrais et que ça me fait bien envie.

Le souci est donc le suivant : on n’est pas à un miracle près, et si le deuxième venait beaucoup plus vite que le premier, voire même venait naturellement. Sait-on jamais. On fait que des miracles dans la famille, ma nièce aussi est un miracle. Cela voudrait donc dire probables vomitos pendant 4 mois et re-vêlage en suivant. Mon activité ne décollerait pas et je resterai pauvre. Mais doublement épanouie. Donc ça m’embête pas. Ce qui m’angoisse, c’est que si jamais on n’y arrive plus financièrement avec deux gosses, on fait comment bordel ?

Finalement, en couchant noir sur blanc mes angoisses, je me rends compte que peu importe… On arrivera bien à se débrouiller.

Alors voilà, mon enjeu de 2016 (outre le fait de re-muscler mon ventre ramollo) est de faire décoller au max mon activité jusqu’à une prochaine grossesse. La question reste entière. Quand remet-on le couvert ? J’en sais trop rien. Je pense arrêter de faire « attention » dans 3/4 mois. Je sais, c’est ultra choquant. Si tôt. Mais il est fort à parier que nous mettrons de nombreux mois à avoir le deuxième vu nos antécédents, la trompe unique, l’absence d’implantation. D’ici là, j’aurai fais fortune hein.

 

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Le premier

J’avais besoin, je ne sais pour quelle raison débile, de créer un autre blog. Je pense pour pouvoir librement donner  cours à mon délire de nouvelle maman MILK quand ça me chante (parce que quoi qu’on en dise, les ex-PMettes, sont les pires MILK qui soient) au lieu de me dire « Bordel, je peux pas dire ça, les PMettes qui me suivent vont hurler ».

J’ai besoin d’extérioriser les choses par rapport à mon Petit bout (mon enfant né après plusieurs années et un long parcours PMA pour les nouveaux lecteurs).

Je parlerai aussi peut-être de notre futur parcours pour number 2, qui ne s’annonce pas simple (m’enfin bon, je suis plus à un miracle près, alors…). De PMA peut-être. De ma vie surement. De mes sentiments.

Alors que se passe-t-il dans ma vie ?

Petit bout est né. Après trois ans d’attente dont 2 ans et demi de PMA, plusieurs mois de diverses stimulations variées, la pompe GNRH ou Lutrelef, 2 FIV, 4 TEC et 8 embryons tous parfaits transférés, une trompe bouchée, voilà qu’un beau jour, j’ovule spontanément, j’ai mes règles et qu’un cycle à rallonge plus tard, Petit bout passe par la bonne trompe et s’accroche. Oui, je suis donc une C2. C’est juste que mon C0 a duré 3 ans, quoi.

Petit bout aura 5 mois le 22 novembre prochain, et comme tous les enfants nés d’une ex-PMette, bio ou pas, c’est un sacré beau gosse surdoué pour son âge. C’est dit.

Bon, ok, on a cru mourir de fatigue et de dépression nerveuse les 4 premiers mois. On avait le modèle chieur, vous voyez ? Genre le modèle qui dort jamais, ou alors juste sur toi, qui se réveille 20 fois par nuit, des fois tu comprends même pas pourquoi, le genre qui bouffe TOUT LE TEMPS, et comme tu l’allaites, tes seins sont en bouillie, le genre que quand il chie, il en a jusque dans le cou, le genre qui ne veut dormir QUE sur le ventre, bref. La totale. On a même eu droit aux reflux, non, vraiment, fallait pas, le lait HA c’est déjà pas donné, mais alors si tu rajoutes un épaississant, là, c’est bon, t’es ruinée.

Et puis à 4 mois, pfiou. La terreur est devenue un ange. Bon, ok, pas d’un coup, progressivement, mais… aujourd’hui, Petit bout est tout le temps mort de rire, c’est un bonhomme curieux de tout, il dort énormément (oui, oui, vous avez bien lu) et ne se réveille que pour qu’on replace sa tétine dans sa bouche (alors qu’il dort très bien sans, mais bon, on va pas le contrarier…). Il a même percé ses deux dents de devant (oui, c’est un précoce, je l’ai pas déjà dit ?) ce week-end, tout tranquillement…

Déjà qu’on était ultra fan quand il était chiant, alors maintenant, je vous raconte pas les parents gaga… Je l’aime à en mourir, l’entendre pleurer me déchire de l’intérieur, je le trouve formidable et la nuit, quand je vais le voir dormir (oui, je vais le déranger alors qu’il dort, juste pour le plaisir de le regarder), je ne crois pas à ma chance.

Voilà, l’instant MILK est passé, je me suis défoulée, maintenant, on va pouvoir parler de choses plus sérieuses, genre crèche familiale, mon absence de retour de couches qui m’angoisse ou le terrible dilemme entre être pauvre et épanouie, ou gagner des sous et ne pas profiter de son gosse. Vaste programme !