La culpabilité de l’ex-PMette

A mes amies ex-Pmettes et futures ex-Pmettes.

Ca fait un moment que je réfléchis et que je brouillonne cet article. J’espère que le message passera et que j’aurai pu faire entendre ce que je souhaite dire.

Lorsque vous attendez cet événement (devenir parent) depuis un moment, plusieurs années pour la plupart d’entre nous, lorsqu’enfin vient ce moment tant attendu d’être parent, vous vous imaginez que votre vie sera merveilleuse. J’ai entendu pas mal de conneries. Du genre, « je me sens enfin complète ». « C’est que du bonheur, tu verras ». « Ma vie n’avait aucun sens avant ». Ce genre de choses. Je dis pas que c’est faux, mais ce n’est certainement pas tout à fait exact et je trouve de surcroît que c’est très irrespectueux des personnes qui n’ont pas d’enfant, par choix ou pas.  Et en plus, ça donne l’impression que si tu n’as pas d’enfant, tu as raté ta vie.

Du coup, si par une immense chance, l’ex PMette arrive à avoir un enfant et qu’elle ne ressent pas ce genre de super-bonheur-plénitude H24, elle culpabilise. Ben oui, pourquoi je suis pas heureuse alors que j’ai deux enfants, pourquoi je trouve ça hyper dur alors que de l’extérieur ça avait l’air si simple, pourquoi pourquoi pourquoi…

Alors. Parce que avec un ou deux, voir trois ou quatre ou plus, enfant(s), bordel, rien n’est parfait. Il serait faux de dire qu’il n’y a pas de bonheur. Oui, il y a du bonheur. Mais ce bonheur passe par des ajustements, du désespoir, des larmes, et rien n’est jamais parfait même dans la maison de Oui-oui.

A titre très personnel, je me suis mise un peu la pression au début. Et puis j’ai vite compris que cela ne servait à rien alors désormais je fais ce que je peux, comme je peux, et basta. En même temps, j’ai pas trop le choix ayant deux enfants d’âge rapprochés (très rapprochés) et étant à mon compte. Mais oui, la maison est très souvent en bordel, les panières de linge débordent, je me dispute souvent avec mon conjoint, et j’ai parfois envie de laisser le cochon hurlant du jour à son propre sort. Ce que je veux dire c’est qu’une fois devenu parent, a fortiori de plus d’un enfant (j’ai trouvé le passage à deux extrêmement difficile, alors je ne veux pas savoir ce que vivent mes copinautes qui n’ont jamais expérimenté le « un » enfant), plus jamais rien n’est parfait et tout devient compliqué. Toutefois, pour bien le vivre, il est important de dédramatiser les choses. Si l’aspirateur n’est pas passé le samedi et la cuisine pas lavée depuis une semaine, ce n’est pas un drame.

Donc à toi, l’ex-PMette qui culpabilise parce qu’elle trouve ça dur les nuits hachées, le cochon hurlant en mode 2, puis 3 et 4 ans, le gosse tout le temps malade, celui qu’il faut occuper non-stop, le nourrisson qui hurle TOUT LE TEMPS, sache que tu n’es pas seule à avoir envie de dire stop et de te mettre dans un coin pour pleurer. Et franchement, fais le. Quand je n’en pouvais plus, je posais mon bébé en sécurité dans son lit par exemple, et j’allais pleurer. Et je reprenais mon hurleur, avec une maman toute neuve, apaisée, un poil culpabilisée mais plus du tout lorsqu’il se calmait direct en sentant mon apaisement.

Et puis ensuite, très tôt en fait, vient aussi « l’éducation ».  Je culpabilise parce que je lui ai crié dessus (quoi ? tu n’as jamais entendu parler de la bienveillance ?), je culpabilise parce que je lui donne des petits pots même pas bio, je culpabilise parce que je les ai tant voulu ces gosses mais merde, je suis fatiguée, fatiguée, fatiguée. Stop. Arrête de culpabiliser. Tout le monde est comme toi. Moi aussi il m’arrive de crier sur mes gosses, moi aussi il m’arrive de donner vite fait une boite en conserve même pas bio pour le dîner parce que j’ai pas eu le temps de préparer un bon petit plat aux loustics, moi aussi il m’arrive d’avoir envie de moments juste à moi, SANS EUX. Je suis persuadée que cela ne fait pas de moi une mauvaise mère, mais au contraire une meilleure mère.

Et puis chaque parent son ressenti. Chaque enfant est unique. On le répète assez. Mais chaque parent aussi, avec ses qualités, ses défauts, son caractère. Aux chiottes la copine donneuse de leçon qui sait tout sur l’éducation du 2 ans ou comment élever un nouveau né. En revanche, dire à ses ami(e)s qu’on est au bout du rouleau parce que numéro 1 ne fait pas ses nuits et numéro 2 est tout le temps malade, un grand oui. Les amis peuvent aussi conseiller, intelligemment, voir parfois proposer un relais.

Bref, j’ai envie de dire au parent d’un enfant qui culpabilise après une si longue attente : tout ne sera pas parfait, loin de là, mais ce sera bien quand même, et la culpabilité ne fera pas avancer les choses. Juste te faire sentir encore plus mal alors que tu es juste normal.

 

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16 mois, 24 jours, 8 heures

C'est l'écart entre la naissance de l'Aventurier et celle de notre Merveille.
Ce n'était absolument pas prémédité, mais quand même un peu. Je m'explique. Apres plus de 3 ans d'un parcours médical assez désespérant en terme de résultat, mon ovulation revient, je tombe enceinte en C2. Durant ma grossesse, j'ai honte mais je pensais déjà au deuxième, je me demandais quand arrêter la contraception et je m'étais dis que je ne dirai pas non à deux petits bouts très rapprochés, genre de 18 à 24 mois d'écart. Déjà, parce que bon, ça avait l'air vraiment pratique les enfants rapprochés (LOL), ensuite parce que je n'ai eu de complicité avec ma soeur qu'une fois toutes deux devenues adultes (nous avons 5 ans et demi d'écart), et enfin parce qu'à titre professionnel, c'était bien plus pratique également (et cette dernière raison est largement confirmée par mes collègues femmes à leur compte qui expérimentent le deuxième Avec quatre ans d'écart).

Après la naissance de l'Aventurier, Brad était prêt à recommencer 4 mois après. Sont pas biens ces mecs… perso, j'ai commencé à y penser lorsqu'il a eu 7 mois environ, il faisait ses nuits depuis un ou deux mois, et meme s'il a toujours été un bébé "très tonique" (comprenez très remuant, à vouloir grimper partout), faut croire qu'on était très motivés (ou fous). On en a parlé. Je n'étais pas prête à envisager de suite la PMA. On a décidé d'arrêter la contraception, et puis on referait le point dans 6 mois. Et La Merveille s'est installée de suite (merci la Vie).

Voilà, voilà. Donc presque 17 mois d'écart, comment c'est ?

Je pense que c'est moins fatigant que des jumeaux, mais vraiment, un ou deux bébés à gérer, ce n'est pas du tout la meme chose. En fait, un, même un Aventurier, c'était easy. Surtout quand on est deux parents investis à part à peu près égales (mon admiration éternelle envers toutes mes amies maman solo d'un voir de deux enfants).

17 mois d'écart c'est à la fois génial et complètement dingue. Je me vois encore un bébé au sein, courir après l'Aventurier qui avait trouvé une bêtise à faire. Je nous vois encore à nous demander quand la vie redeviendrait "normale". Et puis, petit à petit, tout rentre dans l'ordre. C'est toujours très fatigant, les journées sont longues, mais c'est possible. Il faut cependant avoir un moral d'acier et de chouettes copines. C'est primordial.

Nous ne sommes pas des gens particulièrement organisés, mais je dirai que ça s'apprend. Et avoir deux enfants rapprochés m'a permis de travailler sur moi : être moins perfectionniste, savoir lâcher prise, tout ne peut pas être parfait, ni moi, ni ma façon de les élever (mes gosses par contre sont assez proche de la perfection, évidemment).

Et enfin, quel bonheur de les voir grandir ensemble et interagir, de sentir une complicité naissante et voir des échanges d'amour entre ces deux tous petits êtres (cui-cui les oiseaux bonjour !).

Et comme dans tout, l'important, c'est pas vraiment comment on s'en sort, c'est plutôt l'amour qu'on leur donne et qu'ils nous rendent bien.

Si vous souhaitez me parler de vos désirs en terme de fratrie ou votre propre expérience, ce sera avec plaisir. Je pense que tous les écarts d'âge sont super chouettes en fait, il y a vraiment des avantages et des inconvénients à chaque situation. Et à ce propos, un seul enfant également c'est assez génial pour plein plein de raisons.

J’ai tout lu le Filliozat

Avec La Reine et Madame Ourse, on s’est donné comme défi de lire les conseils de Mme Filliozat face à nos futures terreurs en puissance. Pas qu’on soit des adeptes de la bienveillance, de l’éducation positive ou autre courant d’éducation culpabilisant, mais en ce qui me concerne, tout conseil est bon à prendre si c’est pour éviter les crises du Terrible Two. Car oui, le Deuzans est dans la place. Y’a pas à chier.

Je parle de courant d’éducation culpabilisant pas parce que je le dénigre, mais bien parce que c’est ce que je ressens. À lire tous les messages pro-éducation positive-bienveillance-et-tuttiquanti, si tu t’énerves, si tu cries, si tu « grondes », pire, si tu punis ton enfant, ce n’est pas la bonne méthode. C’est bien ce que les messages sur les réseaux sociaux et la société actuelle semblent nous dire. Du coup, si tu n’es pas sure de toi, du message que tu souhaites faire passer à ton enfant ou de la « bonne méthode », et bien tu culpabilises.

J’ai culpabilisé. Énormément. De m’énerver sur Petit Bout (que l’on appelle désormais l’Aventurier, pour des raisons qui semblent évidentes). De faire comme je faisais. Sans modèle pré-défini, à ma façon. Et puis non. Si j’ai bien appris un truc, un seul, et qui me semble évident, c’est que ma façon d’éduquer mes enfants n’est peut-être pas la « bonne », mais en tous cas c’est celle qui me convient, celle qui fonctionne pour éviter que l’Aventurier ou la Merveille ne se transforment en enfants rois, et en même temps, pour ne pas les brimer, les vexer, les punir inutilement. Bref, je fais à ma façon, c’est à dire comme je le ressens, et avec quelques principes fondamentaux.

Toutefois, je suis extrêmement ouverte sur toute méthode pour diminuer le nombre de prises de têtes ou de moments quelques peu désagréables avec l’Aventurier (lequel, en plus d’être un aventurier est désormais une sacrée pipelette) et je me suis mise à lire « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat.

Qu’en ai-je pensé ?

En résumé, j’ai apprécié sa lecture (très facile à lire, rapide, et petit), et je trouve que c’est comme tout : il y a à prendre et à laisser. En gros, c’est plutôt instructif mais également complètement perché et utopiste à la vie réelle (en tous cas, à ma vie).

 

Plus dans les détails, qu’en ai-je vraiment pensé ? 

En premier lieu, je me suis marrée. Surtout quand on me dit de laisser se diffuser dans ma poitrine  et dans le reste de mon corps l’amour que je porte à mon enfant puis d’accueillir dans la paume de ma main l’amour que mon enfant me donne. Moui, moui, moui…

Parfois, les conseils et méthodes de faire sont vraiment perchés. Par exemple, si votre enfant n’a pas envie d’aller à l’école, rien ne sert de le forcer. Il suffit de lui expliquer qu’ok, aujourd’hui, il n’ira pas à l’école, mais que demain, il faudra bien. Alors, sur le principe, je dis « pourquoi pas ? ». Sauf que concrètement, je fais comment ? J’ai beau être à mon compte et organiser mon temps de travail un peu comme je le veux (en fait pas vraiment, mais bon), il faut que je bosse. Et Brad également. Et les grands-parents ne sont pas toujours à portée de main. Bref, concrètement, les impératifs organisationnels et logistiques empêchent complètement ce genre de chose.

Il ne « faut » pas non plus dire « c’est bien à enfant ». De la même manière, honte à vous, vous qui applaudissez à tout rompre votre progéniture parce qu’elle s’est mise debout ou a empilé deux cubes. Vous ne véhiculez pas les bons messages, retenez-vous que diable !

Madame Filliozat conseille également d’essayer le « Stop » plutôt que le « non ». Me rappelle plus bien pourquoi (je l’ai lu y’a longtemps), mais son explication m’avait séduite. J’ai essayé. D’ailleurs, je le faisais déjà intuitivement (je suis une méga bonne mère). Résultat : NEANT. Sauf que l’Aventurier qui est dans sa période du « non-non-non » ne dit malheureusement pas « stop-stop-stop ». Ce serait pourtant plus drôle.

Cela étant, j’ai trouvé deux choses super utiles et qui, sans vouloir faire la groupie, m’ont tout de même pas mal apportées au quotidien et dans ma façon de voir les choses :

  1. Elle décrit tout ce qu’il se passe dans la tête de l’enfant face à une situation donnée et selon son âge. Le ton est un peu « donneur de leçon » car elle s’adresse à nous en parlant à la place de l’enfant et j’ai trouvé ça assez désagréable voir gênant, mais abstraction faite de la forme, le fond est pas mal du tout. Un exemple tout bête : l’enfant n’a pas la notion du temps. Quand tu lui dis « on va passer l’aspirateur dans 20 minutes » (je prends cet exemple car cela m’est arrivé et que l’Aventurier est un fan absolu du passage d’aspirateur), il ne comprend pas « dans 20 minutes », et il s’agrippe à ta jambe en hurlant « aspirateuuuuur » jusqu’à ce que tu sortes l’aspirateur de sa cachette et que tu le branches (comment ça l’Aventurier est bizarre ?). C’est exactement le genre de choses que j’aurais pu faire ou que j’ai fais mais n’ai pas reproduit en me rappelant qu’effectivement, rien ne servait à annoncer quelque chose si ce n’est pas immédiatement-tout de suite. Avant un certain âge bien sûr. Désormais, l’Aventurier a compris ce qu’était l’après-midi ou le soir, c’est un génie ce gosse ! (« L’après-midi on va à la plage et le soir on prend l’apéyo »).
  2. Madame Filliozat dit un truc in fine qui m’a beaucoup marqué. Et que je trouve très vrai. Nos parents nous disent souvent que nous n’étions pas aussi turbulents ou qu’on faisait beaucoup moins de « crises » que les enfants d’aujourd’hui. J’entends ça à longueur de temps. Et bien sachez d’abord que nos parents ne se souviennent plus de toute cette période et qu’ils n’ont (fort heureusement pour nous !) retenus que les bons moments. C’était tout de même, pour les plus chanceux d’entre nous, il y a plus de 30 ans. Il s’en passe des choses en 30 ans. Et justement, oui, il s’en passe des choses en 30 ans : les enfants d’aujourd’hui sont exposés, qu’on le veuille ou non, à tout un tas de choses qui n’existaient pas il y a 30 ans : les écrans, les bruits, les gros jouets sonores, ils sont sur-sur-sur-stimulés à la crèche, chez la nounou, chez les copains, par les parents, les grands-parents, marraines, oncles et tantes. Bref, face à autant de stimulation, les enfants, tout petits, ont un besoin de décharger leurs émotions. Et cela passe parfois par un roulage par terre en mode cochon hurlant (oui, l’Aventurier s’est déjà roulé par terre en mode cochon hurlant. Il s’est même allongé par terre dans un magasin. Comme ça, pour le plaisir. Le sien, bien sûr).

 

Je ne préfère pas vous en dire plus, il y aurait 100 000 passages qui mériteraient mes commentaires et d’ailleurs les commentaires de chaque parent selon son expérience ou son vécu.

Ce que j’en retiens cependant c’est que de prime abord, pas mal d’évidences sont énoncées comme la non-violence ou des comportements ou conseils qui me paraissent être seulement du bon sens. Toutefois, en poursuivant la lecture, on peut peut-être comprendre un tout petit peu mieux ce qui se passe dans la tête de notre enfant, voir adopter un ou deux conseils pertinents. Mais cet ouvrage est à mon sens surtout utile pour voir un autre point de vue, s’ouvrir à un autre point de vue, avoir d’autres pistes lorsque notre méthode ne fonctionne pas, d’autres façons de faire parfois (ou pas).

Et tout comme l’auteur de cet ouvrage, tout comme La Reine également, je suis persuadée que du moment qu’il y a de l’amour dans l’éducation que l’on donne  à notre enfant, tout devrait bien se passer.

 

 

 

Vous vous rappelez de moi ? 

10eme brouillon. Au moins. J’en ai commencé des tas puis les ai jeté. Il faut que je m’y fasse : je ne suis pas douée pour écrire une fois que tout va bien. Je veux dire, désormais, mes soucis me paraissent bien futiles et mon humour noir n’est plus si noir. Et j’ignore quoi dire sur mes enfants. Ils sont monstrueux et merveilleux. J’ai tout dit ! 

Du coup, je vais continuer à me moquer de moi meme si vous le permettez. 

Je suis devenue Maman de deux enfants. Je vous ai laissé durant la deuxième grossesse je crois. Autant vous dire qu’elle a été merdique mais sans ennuis de santé. Plutôt du genre à vomir 5 fois par jour durant les 4 premiers mois. Mais… La merveille est née le 15 novembre dernier ! Et c’est bien une merveille. Je suis donc Maman comblée de deux beaux gosses (heureusement qu’ils sont beaux d’ailleurs, ça aide à pardonner bien des choses), âgés de 2 ans et 8 mois. 

Cela étant, être Maman n’est pas de tout repos. Oh non. Je dirai meme qu’être parent, c’est vraiment pas facile. Mes bébés ne sont pas des bébés simples. Mais franchement, on y arrive. Avec des tonnes d’heures de sommeil en moins, des engueulades, des pleurs. Mais aussi beaucoup de rires, de sourires et des tonnes d’amour à donner. 

La maternité, c’est ambigu pour moi. J’adore mes enfants. Mais m’occuper non stop d’eux toute la journée, c’est non. J’ai allégé mes heures de Travail, mais j’ai repris le boulot très très vite. Je crois que la merveille avait deux mois. Et c’était beaucoup plus pratique que d’essayer de bosser et de m’occuper de la merveille en même temps. Car oui, je réglais les urgences tout de même.

Mes enfants ont 17 mois d’écart. Ce n’était pas prévu, ce n’était pas calculé, c’est à la fois genial et juste éreintant. J’y reviendrai. 

J’ai beaucoup de projets d’articles : 17 mois d’écart, Être une demi-working Mum, mère indigne, La culpabilisation de la Maman ex PMette-galérienne, et tant d’autres. J’espère avoir le temps à l’avenir d’aborder tous ces sujets.

C’était donc un article pour ne rien dire que j’hésite à classer parmi les autres dans mes brouillons. Et puis non 🤗 I’m back les meufs ! 

Le passage du flambeau

La petite Boutique des Idées Fertiles, vous en avez déjà entendu parler. Dernièrement, c’est un virement de 313,90 euros qui est parti vers BAMP ! car La Boutique des Idées Fertiles, c’est sensibiliser DEUX FOIS à l’infertilité, en alertant les acheteurs, mais aussi en reversant l’argent à BAMP !
Sauf que, aujourd’hui encore, la Boutique a besoin de vous. Miliette et Marivalou ont décidé de ne plus prendre en charge la gestion administrative de la boutique, et Kalyz, qui porte beaucoup de choses depuis de longs mois, ne peut pas tout gérer seule.
Rassurez-vous pour autant, suivre la Boutique ne demande pas des heures de dur labeur par jour.

Globalement, il faut :

  1. accepter de suivre les mails pour ne pas laisser passer une vente
  2. mettre en ligne les produits généreusement offerts par les créatrices en or
  3. Les recontacter lorsque la vente a lieu
  4. ponctuellement, reverser l’argent récolté à BAMP ! 
  5. suivre les ventes pour pouvoir récompenser les créatrices les plus présentes.

Sur le fond ceci dit, si certaines décident de reprendre l’aventure, libre à elles d’améliorer le dispositif 🙂

Kalyz est prête à rester dans la place si certaines (il faudrait deux personnes pour être à l’aise) sont prêtes à la rejoindre, dans la joie et la bonne humeur.

Concernant le site où tout se passe, alittlemarket, pas d’inquiétudes : c’est vraiment facile d’accès ! On perd un peu de temps au début comme pour tout, le temps de découvrir l’engin, puis on dompte aisément la bête.

Miliette et Marivalou se tiennent à votre disposition pour toutes questions, évidemment.

Quoiqu’il advienne par la suite, nous vous remercions toutes, celles qui ont créé, celles qui ont assuré derrière le PC, celles qui ont fait des dons de matériaux, celles qui ont marketé, celles qui en ont parlé, celles qui ont acheté, celles qui ont soutenu, parce que le soutien, c’est énorme !! Et toutes ces petites énergies, mises bout à bout, cela donne du concret pour BAMP ! qui peut mener des actions pour nous, pour vous, pour l’infertilité. 

Je suis Gertrude (2)

Après avoir accouché, les gens posent souvent la fameuse question du « deuxième ». je trouve ça parfois un peu indélicat (même si je suis parmi ces « gens », personne n’est parfait). En effet, on n’est pas forcé de vouloir un deuxième. Qui a dit que deux enfants étaient la norme ? Pourquoi pas un seul ? Ou quatre ?

Ensuite, les gens sont intimement convaincus que puisque j’ai eu de la chance une fois, ça sera pareil pour le deuxième, si deuxième il y a.

Selon les gens, la grossesse m’a en quelque sorte réparée (ce qui n’est pas tout à fait faux dans mon cas car j’ai des cycles, ce qui n’était pas le cas avant). Du coup, je n’aurai plus qu’à ne plus y penser, et hop, le deuxième sera dans la place.

Très sincèrement, je souhaitais par dessus tout ne pas devoir repasser par la PMA. J’ai fais mieux. Encore une fois, j’ai donné raison aux stéréotypes, aux « gens ». Le deuxième est allé beaucoup plus vite que le premier, c’est certain. On y a un peu pensé quand même. Mais on ne pensait pas y arriver au premier cycle sans contraception. Et pourtant. Je suis Gertrude une deuxième fois.

J’aimerai préciser cependant deux-trois petites choses aux « gens ». La grossesse ne répare pas. Encore moins lorsque l’infertilité est masculine. Mon cas reste rare. Mais existe, oui. J’ai reçu beaucoup de témoignages suite à mon dernier article, et on est plusieurs à avoir conçu naturellement après un long parcours PMA. Malgré une insuffisance ovarienne avérée. Malgré encore des testicules défectueux. Mais pour cela, il faut de la chance, et c’est ce qui manque à toutes mes copines encore en PMA que j’embrasse.

Allez, j’y retourne, je vais gerber.

 

Working girl ou Desperate housewive ?

J’ai toujours été une bosseuse. Un peu glandeuse sur les bords, mais quand il faut bosser, j’en suis. A la fac, j’ai réussi en bossant beaucoup. Pour l’examen de l’entrée de mon école, je n’ai pas sorti le nez de chez moi durant 5 mois. Je bossais 10 heures par jour. A début de ma vie professionnelle, et jusqu’à tomber enceinte, je bossais 50 heures par semaine en moyenne. Parfois plus. Et financièrement, ça allait, du coup. On a pu faire des travaux, devenir propriétaire, manger bio, se payer un centre privé de PMA, partir en vacances.

Et puis, j’ai vécu le grand bonheur de ma vie : tomber enceinte, mais surtout devenir maman. Et tout a changé.

Le boulot est secondaire. Je bosse beaucoup moins, de toute façon la grossesse m’a rendue tellement malade (littéralement, hein, je gerbais tripes et boyaux), que j’ai été contrainte de ralentir le rythme, voir de ne plus bosser tellement j’étais mal. Je suis cependant dans un métier où, si tu ne bosses pas, tu n’as rien. Pas d’arrêt maladie (je crois qu’on a droit à une indemnité, seulement après le 90ème jour de maladie, LOLILOL), et moins je bosse, moins je gagne. Après la grossesse, il y a eu l’accouchement. Je ne peux pas dire que je n’ai pas bossé pendant mon congé maternité, mais j’ai fais le minimum syndical. Puis, il y a la reprise. J’ai d’abord décidé de prendre 3 mois et demi de congé maternité dont 3 mois post-naissance (je ne me suis arrêté qu’une seule semaine avant l’accouchement). Et heureusement vu l’engin. Puis, j’ai décidé de prendre un jour par semaine pour lui. Pour faire le ménage, le rangement, et pour m’occuper de ma terreur, de sorte que le week-end reste des jours en famille, sans ou avec peu de contraintes. Alors, oui, il y a des semaines où je bosse 6 jours sur 7, où je rentre tard alors qu’il dort déjà, mais la plupart du temps, je profite de lui. De mon enfant adoré. Je prends des vacances, également, chose que je ne faisais plus, hormis l’été.

Et je ne regrette pas. Je suis pauvre, c’est un fait. Certains mois, je ne me verse aucun argent. Certes. MAIS. MAIS MAIS MAIS. Je profite de mon amour de bébé qui devient petit garçon. Je participe à ses premières fois. Je vois son étonnement et sa joie quand je lui fais la surprise d’aller le chercher chez Nounou (au lieu de son père). Je joue avec lui, on se marre, je fais plein de projets pour quand il fera beau, quand il marchera, quand il parlera. Je profite de l’instant présent. Et c’est con à dire, mais ça n’a pas de prix.

Il sera toujours temps de me consacrer à ma carrière plus tard, non ? En vrai, je fais les deux en même temps, mais il faut bien dire que je mets l’accent sur la famille et mon enfant plutôt que sur ma carrière qui stagne.

Moi, la working girl, je suis sacrément heureuse de privilégier la vie avec mon fils. Tant pis pour le job, tant pis pour l’argent, voir mon fils heureux, c’est juste le bonheur.

J’y retourne, il chiale (oui, en vrai,c ‘est quand même pas cui cui les petits oiseaux).

C’est pas du yaourt !

Petit bout a 6 mois. Oui déjà, oui ça passe vite, patati patata.

Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, ce n’est pas le temps qui passe ou ce que Petit bout fait ou ne fait pas (en fait, il fait tout, c’est un surdoué), mais ce qu’on lui donne à manger.

Je me suis pas mal fichue de La Reine quand elle a commencé la diversification et son article sur la fameuse courgette, l’élue. Sauf que je me suis rendue compte que j’avais reproduit EXACTEMENT le même comportement à l’insu de mon plein gré pour le yaourt. 4 jours d’intenses recherches pour savoir ce qui était le mieux. Réponse : je ne sais toujours pas ce qui est le mieux, mais je vais vous livrer quelques éléments de réponse, et à vous de faire votre choix.

Vasetto di yogurt

Ma pédiatre m’a demandé d’introduire les laitages vers 7 mois, en précisant « laitages spécial bébé ». Je lui ai demandé si elle était sûre, rapport au marketing des grandes marques sur le produit et au fait que j’ai toujours vu mes nièces nourries aux laitages classiques. Et bien oui, elle en était sûre. Bon. Sauf que moi, la réponse de la pédiatre, elle me suffit pas. J’ai donc consulté l’INPES et ses recommandations. Qui sont les mêmes : les laitages peuvent être introduits entre 6 et 8 mois, et privilégiez les laitages spécial bébé.

Quelqu’un a déjà lu les étiquettes des laitages spécial bébé ? En gros, c’est bourré de trucs dont on ne sait pas d’où ça vient, de sucre et ah oui, quand même de vitamines. Non mais c’est sérieux ça ? On te dit de pas saler tes purées de légumes, mais le sucre par contre, allez hop on y va. Tout schuss.

Mais pourquoi de telles recommandations ? Réponse : les laitages spécial bébé sont fabriqués à partir de lait infantile et sont moins riches en protéines que les normaux. Or, trop de protéine avant deux ans favorise l’obésité infantile.

Donc, d’un côté, on vous dit que votre enfant risque d’être obèse car trop de protéines, et d’un autre côté, on favorise l’addiction au sucre avec des laitages bourrés de sucre, de colorant, et de plein d’autres merdouilles. Je choisis, quoi, moi ?

J’ai donc enquêté. Auprès de ma belle-soeur qui a été super et m’a tout bien expliqué, auprès des autres mamans… au final, je me rends compte que chacun fait à sa sauce. Et ma pédiatre, je suis pas obligée de l’écouter.

Ma sauce à moi, c’est quoi ?

Je ne sais pas si vous savez, mais le lait infantile, à la base, c’est des protéines de lait de vache. Donc, s’il avait dû ne pas supporter le lait de vache, et bien, il aurait déjà fait son allergie (coucou Molkette).

Ensuite, supprimer le biberon à tout prix alors qu’il le prend bien, mais pourquoi ? S’il aime son biberon, on continue, jusqu’à ce qu’effectivement, on sente qu’il ait un réel besoin de manger QUE du solide. Le biberon est un moment de réconfort, à partager avec son bébé, un moment très très important. Et le lait infantile est plein de vitamines. Surtout que maintenant, on a abandonné notre lait de luxe pour un lait de pauvre ET sans huile de palme, oui oui.

De plus, lorsqu’il prendra un produit laitier, quoi lui donner ?

En ce qui me concerne, je  lui donnerai un laitage au lait entier bio. Éventuellement, les jours où on est de promenade ou alors les jours de fête, vous avez deux marques qui font des laitages dont j’ai examiné la composition à la loupe : Hipp et Good goût. Ils font des espèces de « brassés », sucrés à la compote, donc aux fruits, donc aux sucres naturels, sans colorant, sans amidons modifiés.  Mais cela restera exceptionnel car il y a un fort effet marketing sur ces produits laitiers, c’est clair (et ça coûte un bras).

Enfin, pour les allergiques au lait de vache, on fait comment ? La transition risque d’être plus rude, et à ce moment, je vous conseille d’écouter les médecins pédiatre. Ils savent (quand même) de quoi ils parlent, et eux seuls sont à même de vous orienter vers un substitut.

Dernière chose : donner des laitages bébé à son enfant ne signifie pas qu’il sera obèse ou aimera particulièrement le sucre. Toutefois, si j’arrive juste un peu à contrôler ce que mon gosse mange, je préfère. Déjà que je n’ai pas le contrôle sur ce que donne Nounou qui dépend de la crèche (en effet, elle donne du bio, mais la crèche ne veut pas qu’elle donne tout le temps du bio… ils doivent préférer que les bébés soient nourris aux pesticides. J’hallucine. Mais bon, je l’ai briefé déjà sur les laitages, elle sait.). En gros, ma conclusion, c’est : du moment que votre enfant est heureux, en bonne santé, et aime ce qu’il mange, tout va bien.

C’était l’instant Yaourt. Et croyez moi, j’en ai interrogé des personnes pour en arriver à cette conclusion : pédiatre, directrice de crèche, nounou, mamans… une vraie enquête.

Sinon, on introduit la viande dans deux jours, je suis toute excitée !

Les angoisses trop angoissantes d’une MILK

Ou l’article, qui, en le relisant, ne veut strictement rien dire. Tant pis, jee vous aurai prévenu. 

Pfiou. Ca fait un bail que je dois écrire, non ? J’ai essayé plusieurs fois, d’écrire sur Petit bout. J’adore mon gosse. Je pourrais en parler pendant des heures, l’admirer à longueur de journée, pleurer parce qu’il rit aux éclats pour la première fois ou apprend à faire coucou/au revoir. Je suis la pire des mamans gagateuses. Et pourtant, écrire un article sur lui, sur tout ça, je n’y arrive pas. Il est lui, point barre.

Alors, pour changer, je vais parler de moi et de ma vie. Trop passionnant quoi. Ben oui. Tu peux aller voir ailleurs si tu préfères.

Je sais pas si vous avez suivi l’histoire, mais en fait, je me suis installée à mon compte en juillet 2014 pour m’épanouir dans ma vie professionnelle. Je m’attendais à avoir une première année très dure financièrement, mais qu’importe puisque je n’avais pas de gosses à nourrir, un peu d’argent de côté, et un mari généreux. Comme je suis partie en vacances entre temps, que j’ai changé de taf, et que bien sûr je pensais à autre chose (second degré hein les amis), je suis tombée enceinte. Comme je fais pas les choses à moitié, j’ai été malade à crever pendant 4 mois, jusqu’en janvier à peu près. Quand je dis à crever, j’exagère à peine puisque je vomissais la nuit, le matin, vers 16h, et souvent, vers 18h. J’avais fini par prendre des rendez-vous réguliers avec mes toilettes, c’était très sympathique. Ce que je veux dire, surtout, c’est que durant les moments où j’aurais dû promouvoir mon activité, je l’ai passé à dégueuler. Puis il y a eu le vêlage, et les 3 mois d’insomnies qui ont suivi… Bref, mon activité en a pris un sacré coup. Et une chose est claire, moins je travaille, moins je gagne. Je n’ai droit à pas grand chose, et parallèlement, je dois toujours des charges. Conséquence, je suis pauvre. D’autant que Petit bout passe souvent en priorité. Je ne me paie pas tous les mois, et quand je me paie, ça ne vole pas bien haut.

MAIS (il y a un mais), je n’ai jamais été aussi épanouie de ma vie. Je fais CE QUE JE VEUX. Si mon môme est malade, je peux le garder à la maison. Si j’ai pas envie de bosser un jour, je ne bosse pas. J’ai donc décidé de me faire des semaines de 4 jours. Bon, en vrai, je bosse souvent quand même 5 jours, parfois même 6 ou 7 (l’arnaque !) mais au moins, je me force à prendre du temps pour nous. Alors, c’est vrai, je ne peux pas craquer sur tous les habits que je voudrais mais, franchement, je me prive très peu. Je ne m’offre plus rien du tout à moi, et ça me va bien. Je remplace les vêtements chicos et chéros que j’aimerai lui acheter par des vêtements d’occasion tout aussi chicos. Nos parents aiment lui faire plein de cadeau et en général, ils ont plutôt bon gout. J’arrive à trouver des bons de réduc pour les couches toxiques que j’achète. Bref, on se débrouille !

Alors voilà, je ne réfléchis même pas : je préfère être pauvre et épanouie qu’à l’aise financièrement et profondément triste. Tant pis s’il n’a pas le dernier jouet à la mode. Ni l’ensemble Jacadi de mes rêves. Nous sommes heureux et c’est ce qui compte.

Parallèlement, j’essaie tout de même de relancer mon activité. On va voir ce que ça donne, et j’espère que ça va décoller.

Mais la question du « quand » se pose déjà. La question du quand est-ce qu’on envisage les essais d’un deuxième. En fait, pour dire vrai, je me la posais déjà enceinte. Oui. J’ai honte, mais c’est vrai. J’étais même pas assurée de pas faire une fausse couche que je me posais déjà la question du « quand » pour un éventuel petit deuze. La question ne se posait pas trop trop en pratique tant que je n’avais pas de retour de couches. Oui mais voilà, avec Noël, je me suis encore détendue du string et le retour de couches est arrivé. Alors du coup, on s’est vraiment posé la question. Et ça donne … pas de réponse précise.

Si cela ne tenait qu’à Brad, hop, on enchaînerait sur des essais dès maintenant, on a mis 3 ans à faire le premier, il a 36 ans, moi bientôt 33, on n’a pas de temps à perdre si on ne veut pas passer notre retraite dans les couches et les biberons. Comment ça j’exagère ?

Si cela ne tenait qu’à moi, je dirait OUI à Brad pour un deuxième de suite. Je trouve en effet qu’on assure comme des bêtes et qu’on s’engueule pas assez. Non, je déconne. C’est juste que je trouve ses arguments très vrais et que ça me fait bien envie.

Le souci est donc le suivant : on n’est pas à un miracle près, et si le deuxième venait beaucoup plus vite que le premier, voire même venait naturellement. Sait-on jamais. On fait que des miracles dans la famille, ma nièce aussi est un miracle. Cela voudrait donc dire probables vomitos pendant 4 mois et re-vêlage en suivant. Mon activité ne décollerait pas et je resterai pauvre. Mais doublement épanouie. Donc ça m’embête pas. Ce qui m’angoisse, c’est que si jamais on n’y arrive plus financièrement avec deux gosses, on fait comment bordel ?

Finalement, en couchant noir sur blanc mes angoisses, je me rends compte que peu importe… On arrivera bien à se débrouiller.

Alors voilà, mon enjeu de 2016 (outre le fait de re-muscler mon ventre ramollo) est de faire décoller au max mon activité jusqu’à une prochaine grossesse. La question reste entière. Quand remet-on le couvert ? J’en sais trop rien. Je pense arrêter de faire « attention » dans 3/4 mois. Je sais, c’est ultra choquant. Si tôt. Mais il est fort à parier que nous mettrons de nombreux mois à avoir le deuxième vu nos antécédents, la trompe unique, l’absence d’implantation. D’ici là, j’aurai fais fortune hein.

 

Le premier

J’avais besoin, je ne sais pour quelle raison débile, de créer un autre blog. Je pense pour pouvoir librement donner  cours à mon délire de nouvelle maman MILK quand ça me chante (parce que quoi qu’on en dise, les ex-PMettes, sont les pires MILK qui soient) au lieu de me dire « Bordel, je peux pas dire ça, les PMettes qui me suivent vont hurler ».

J’ai besoin d’extérioriser les choses par rapport à mon Petit bout (mon enfant né après plusieurs années et un long parcours PMA pour les nouveaux lecteurs).

Je parlerai aussi peut-être de notre futur parcours pour number 2, qui ne s’annonce pas simple (m’enfin bon, je suis plus à un miracle près, alors…). De PMA peut-être. De ma vie surement. De mes sentiments.

Alors que se passe-t-il dans ma vie ?

Petit bout est né. Après trois ans d’attente dont 2 ans et demi de PMA, plusieurs mois de diverses stimulations variées, la pompe GNRH ou Lutrelef, 2 FIV, 4 TEC et 8 embryons tous parfaits transférés, une trompe bouchée, voilà qu’un beau jour, j’ovule spontanément, j’ai mes règles et qu’un cycle à rallonge plus tard, Petit bout passe par la bonne trompe et s’accroche. Oui, je suis donc une C2. C’est juste que mon C0 a duré 3 ans, quoi.

Petit bout aura 5 mois le 22 novembre prochain, et comme tous les enfants nés d’une ex-PMette, bio ou pas, c’est un sacré beau gosse surdoué pour son âge. C’est dit.

Bon, ok, on a cru mourir de fatigue et de dépression nerveuse les 4 premiers mois. On avait le modèle chieur, vous voyez ? Genre le modèle qui dort jamais, ou alors juste sur toi, qui se réveille 20 fois par nuit, des fois tu comprends même pas pourquoi, le genre qui bouffe TOUT LE TEMPS, et comme tu l’allaites, tes seins sont en bouillie, le genre que quand il chie, il en a jusque dans le cou, le genre qui ne veut dormir QUE sur le ventre, bref. La totale. On a même eu droit aux reflux, non, vraiment, fallait pas, le lait HA c’est déjà pas donné, mais alors si tu rajoutes un épaississant, là, c’est bon, t’es ruinée.

Et puis à 4 mois, pfiou. La terreur est devenue un ange. Bon, ok, pas d’un coup, progressivement, mais… aujourd’hui, Petit bout est tout le temps mort de rire, c’est un bonhomme curieux de tout, il dort énormément (oui, oui, vous avez bien lu) et ne se réveille que pour qu’on replace sa tétine dans sa bouche (alors qu’il dort très bien sans, mais bon, on va pas le contrarier…). Il a même percé ses deux dents de devant (oui, c’est un précoce, je l’ai pas déjà dit ?) ce week-end, tout tranquillement…

Déjà qu’on était ultra fan quand il était chiant, alors maintenant, je vous raconte pas les parents gaga… Je l’aime à en mourir, l’entendre pleurer me déchire de l’intérieur, je le trouve formidable et la nuit, quand je vais le voir dormir (oui, je vais le déranger alors qu’il dort, juste pour le plaisir de le regarder), je ne crois pas à ma chance.

Voilà, l’instant MILK est passé, je me suis défoulée, maintenant, on va pouvoir parler de choses plus sérieuses, genre crèche familiale, mon absence de retour de couches qui m’angoisse ou le terrible dilemme entre être pauvre et épanouie, ou gagner des sous et ne pas profiter de son gosse. Vaste programme !