Working girl ou Desperate housewive ?

J’ai toujours été une bosseuse. Un peu glandeuse sur les bords, mais quand il faut bosser, j’en suis. A la fac, j’ai réussi en bossant beaucoup. Pour l’examen de l’entrée de mon école, je n’ai pas sorti le nez de chez moi durant 5 mois. Je bossais 10 heures par jour. A début de ma vie professionnelle, et jusqu’à tomber enceinte, je bossais 50 heures par semaine en moyenne. Parfois plus. Et financièrement, ça allait, du coup. On a pu faire des travaux, devenir propriétaire, manger bio, se payer un centre privé de PMA, partir en vacances.

Et puis, j’ai vécu le grand bonheur de ma vie : tomber enceinte, mais surtout devenir maman. Et tout a changé.

Le boulot est secondaire. Je bosse beaucoup moins, de toute façon la grossesse m’a rendue tellement malade (littéralement, hein, je gerbais tripes et boyaux), que j’ai été contrainte de ralentir le rythme, voir de ne plus bosser tellement j’étais mal. Je suis cependant dans un métier où, si tu ne bosses pas, tu n’as rien. Pas d’arrêt maladie (je crois qu’on a droit à une indemnité, seulement après le 90ème jour de maladie, LOLILOL), et moins je bosse, moins je gagne. Après la grossesse, il y a eu l’accouchement. Je ne peux pas dire que je n’ai pas bossé pendant mon congé maternité, mais j’ai fais le minimum syndical. Puis, il y a la reprise. J’ai d’abord décidé de prendre 3 mois et demi de congé maternité dont 3 mois post-naissance (je ne me suis arrêté qu’une seule semaine avant l’accouchement). Et heureusement vu l’engin. Puis, j’ai décidé de prendre un jour par semaine pour lui. Pour faire le ménage, le rangement, et pour m’occuper de ma terreur, de sorte que le week-end reste des jours en famille, sans ou avec peu de contraintes. Alors, oui, il y a des semaines où je bosse 6 jours sur 7, où je rentre tard alors qu’il dort déjà, mais la plupart du temps, je profite de lui. De mon enfant adoré. Je prends des vacances, également, chose que je ne faisais plus, hormis l’été.

Et je ne regrette pas. Je suis pauvre, c’est un fait. Certains mois, je ne me verse aucun argent. Certes. MAIS. MAIS MAIS MAIS. Je profite de mon amour de bébé qui devient petit garçon. Je participe à ses premières fois. Je vois son étonnement et sa joie quand je lui fais la surprise d’aller le chercher chez Nounou (au lieu de son père). Je joue avec lui, on se marre, je fais plein de projets pour quand il fera beau, quand il marchera, quand il parlera. Je profite de l’instant présent. Et c’est con à dire, mais ça n’a pas de prix.

Il sera toujours temps de me consacrer à ma carrière plus tard, non ? En vrai, je fais les deux en même temps, mais il faut bien dire que je mets l’accent sur la famille et mon enfant plutôt que sur ma carrière qui stagne.

Moi, la working girl, je suis sacrément heureuse de privilégier la vie avec mon fils. Tant pis pour le job, tant pis pour l’argent, voir mon fils heureux, c’est juste le bonheur.

J’y retourne, il chiale (oui, en vrai,c ‘est quand même pas cui cui les petits oiseaux).

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24 réflexions sur “Working girl ou Desperate housewive ?

  1. Quoi, il pleure? T’as pas coché le bon modèle!
    Pour le second je sens que je vais encore plus mettre ma « carrière » entre (). M’arrêter pour 1 j’ai pas pu, mais pour 2, c’est different je pense

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  2. Je suis curieuse de connaitre ton métier ! Mail ?
    Tu as bien raison de profiter au max de ton loulou, même si cela implique de gagner moins d’argent.
    Je suis au 4/5ème, et j’apprécie beaucoup mes vendredis avec H. Bien sûr, je sais que mon travail n’est pas réduit d’un cinquième, alors que mon salaire oui. Mais c’est le jeu …
    Bises !

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  3. Moi c’est pareil, je me suis pris quelques « gentils taquets » du fait que maintenant à 18h je me casse quoi qu’il arrive, mais j’aime tellement le biberon du soir que je m’en tape ! En revanche à toutes celles qui ont une nounou : vous avez de la chance !!!! Pour nous c’est la traversée du désert depuis que L est à la crèche : conjonctivite, rhino, otite, gastro, varicelle (tout ca en moins d’un mois !) à quand un peu de répit ??????

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  4. Comment elle se la pète « j’ai toujours été une bosseuse » 🙂
    Livreur de pizza ça c’est un métier honorable et fatiguant non mais!
    Blague à part je kiffe ton post. Ici c’est le chéri qui a fait ces choix, que je soutiens à 200% et j’attends avec impatience que l’amélioration de sa situation pro me permette de me poser une journée de desperate housewife en amoureux avec mon poussin.
    Bisous Mari ❤

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  5. Rhoo c’est beau ce que tu écris…
    Justement je trouve que c’est un truc difficile à gérer – pour moi en tout cas… Frustrée quand je reste trop tard au boulot parce que je ne vois pas assez B., frustrée quand je quitte tôt le boulot parce que je laisse mon équipe en plan… (mais bon ça part quand j’arrive chez moi pour le coup 🙂 ne reste que la culpabilité)
    Bisous bisous ❤

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et bla bla bla...

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